Le budget planète des entreprises

Publié le : 28/06/19
  • Deux études récentes font le point sur l’impact économique et environnemental des écochèques. Les résultats sont contrastés mais aussi encourageants.

    Début 2019, les entreprises du secteur des écochèques, dont Sodexo Benefits & Rewards Services, ont commandé une double enquête. L’une à l’UHasselt sur l’impact économique des écochèques. L’autre à CO2Logic, une société qui propose aux entreprises et collectivités des plans d’action pour réduire leur empreinte écologique, sur leur impact environnemental.

    Greg Renders, Corporate Responsibility Manager Sodexo Benefits & Rewards Services
    Greg Renders, Corporate Responsibility Manager,  Sodexo Benefits & Rewards Services

    « Les écochèques montrent de très bons résultats mais ratent leur cible à certains égards, reconnaît Greg Renders, Corporate Responsability Manager chez Sodexo Benefits & Rewards Services. La liste des produits et services qualifiés manque parfois de pertinence pour induire totalement un changement de comportement. Par exemple, on peut acheter un frigo à partir de A+, mais ils sont tous comme cela dans les rayons désormais. Le marché s’est adapté partiellement à la pression. Donc idéalement, il ne faudrait autoriser que des achats de frigos A+++ avec les écochèques. Et étendre leur portée à d’autres modes de consommation. »

    Démocratiser l’accès à la consommation durable

    La liste de ce que l’on peut acheter avec des écochèques est définie par le Conseil National du Travail, pas par le secteur. Les choses bougent mais lentement. Ainsi, depuis septembre 2019, il est possible de louer un service ou un produit avec un écochèque : scooter électrique, vélo, jouets, etc. C’est un véritable plus pour le secteur de l’économie circulaire.

    « En fait, il faut élargir les secteurs concernés mais restreindre la liste pour qu’elle ne propose que des produits qui font vraiment la différence, poursuit Greg Renders. Que les achats soient vraiment bons pour l’environnement et l’argent du consommateur. Clairement, les écochèques doivent démocratiser l’accès à la consommation durable pour que ce ne soit pas uniquement une affaire de bobos. Atteindre sa cible écologique sans restreindre la liberté de consommer. »

    Quand une entreprise offre des écochèques, elle contribue à l’effort belge de réduction des gaz à effet de serre.

    Les écochèques modifient les comportements

    La bonne nouvelle de la double étude : les écochèques induisent un changement de comportement durable. Ainsi, deux tiers des personnes interrogées auraient opté pour une version écologique de leur achat si elles avaient pu bénéficier d’écochèques.

    Enfin, et c’est la grande information de l’étude, dans la moitié des cas, le comportement durable se prolonge au-delà de l’achat via écochèques. L’an dernier, les écochèques ont permis d’économiser 230.000 tonnes de CO2, soit la consommation annuelle de près de 23.000 ménages. En d’autres termes, quand une entreprise donne des écochèques à un collaborateur, elle contribue à l’effort belge de réduction des gaz à effet de serre. Et réduit donc son propre impact écologique. Autant savoir.