Ils se sont engagés pour la planète

Publié le : 06/06/19
  • Trop tard, trop compliqué, trop anodin… Pourtant, il suffit parfois de peu pour changer nos habitudes et contribuer à la sauvegarde de l’environnement. Voici 3 initiatives citoyennes, 3 témoignages enthousiastes.

    Il a abandonné la voiture pour le vélo

    François
    Schaerbeek

    « J’ai acheté un vélo électrique et j’ai rapidement délaissé ma voiture jusqu’à m’en passer définitivement depuis un mois. Je me rends donc à mon travail en métro ou à vélo. La mobilité est devenue infernale dans la capitale. Je me sens de plus en plus concerné par l’impact environnemental que nous pouvons avoir. Prendre sa voiture pour de courtes distances n’a plus de sens. Bien sûr, il y a eu toute une réflexion avec ma copine, afin de nous organiser pour les sorties du week-end, les courses,… Aujourd’hui, je ne vois que des avantages à notre décision car il existe une quantité de solutions : la mobilité partagée, la trottinette, Cambio, le train… On s’y retrouve au niveau écologique, financier et santé. Me déplacer à vélo est devenu un vrai plaisir, même en hiver ! J’aime bien cette phrase : ‘Il n’y a pas de mauvais temps, que de mauvais équipements.’ Avec les bons vêtements et les bons accessoires, le vélo n’est pas un problème. »


    Il prône les vertus du potager pour tous

    Patrick
    Laeken

    « L’agriculture a toujours été présente dans ma vie, avec le potager de mes grands-parents puis celui de mon père. J’ai donc aménagé un potager chez moi. En plus du plaisir de cultiver mes propres légumes, je me suis mis à réfléchir à un engagement plus profond. Cultiver change radicalement votre alimentation : désormais nous organisons nos repas autour des légumes que nous récoltons. Notre système alimentaire se trouve dans une impasse, les quantités d’engrais et de pesticides dans la terre ne finissent pas d’augmenter, avec un impact désastreux sur la qualité des sols et la biodiversité. Très impliqué dans le contrat de quartier de ma commune, et ayant des récoltes plus importantes, j’ai eu envie d’en faire profiter mes voisins. Avec des amis, nous avons créé ‘La Fête du petit pois’, pour pousser les gens à en cultiver chez eux, et ensuite ‘Le Kiosque à graines’ pour que les gens des quartiers puissent partager leur savoir autour de la culture des légumes. »


     

    Elle a adopté la philosophie du « zéro déchet »

    Sandrine
    Limal

    « Une véritable prise de conscience s’est développée au fil du temps quant à nos besoins. Nous n’avons plus qu’une seule voiture depuis 9 ans, ce qui se ressent nettement au point de vue écologique et financier. Par la suite, j’ai décidé d’éliminer l’utilisation du papier essuie-tout au profit d’une lavette et d’une éponge, puis de l’aluminium, des plastiques… Les choses se sont faites petit à petit mais le mouvement s’est accéléré il y a 3 ans en lisant le livre Zéro déchet de Béa Johnson. Je n’en pouvais plus de faire mes courses dans certaines grandes surfaces et de devoir jeter tant d’emballages. Je fais essentiellement mes achats dans les magasins bio ou au marché, privilégiant le vrac en amenant mes propres contenants. Même à la boucherie, j’apporte mes contenants en verre. À la boulangerie, j’utilise des sacs à pain ou d’anciens sachets récupérés. On me dit que ma démarche en inspire d’autres ! Certaines habitudes sont plus compliquées à adopter mais il faut le faire progressivement et toujours avec le plaisir. Mes enfants, ados, ont pris le pli très naturellement. Résultat : nous n’avons plus qu’une poubelle de déchets par mois ! »