Quand le bien-être devient capital

Publié le : 10/01/22
  • Quand le bien-être devient capital

    Sommes-nous heureux ? Ces deux dernières années, la santé mentale des Belges a été mise à rude épreuve. Un constat aussi évident qu’inquiétant, mais qui a le don de poser — encore plus sérieusement — la question du bien-être… au travail, à la maison et dans la vie en général ! 

    « Est-ce que je vais bien ? ». Une question anodine, mais à laquelle il n’est pas toujours facile de répondre, surtout, lorsqu’il faut évaluer son propre bonheur au travail. Embarqués dans le train à grande vitesse du quotidien, il arrive que l’on oublie de s’arrêter à la bonne gare, celle du bien-être. D’autant plus en ces temps de « covid », une pandémie qui s’est abattue comme une chape de plomb sur l’horizon, faisant un lit douillet à l’incertitude. Comment être bien avec soi, et donc, avec les autres, dans ces sables mouvants ? En creux, un enjeu capital pour nos sociétés, celui de la santé mentale. 

    Mettre des mots sur les maux

    Déprime, anxiété ou stress sont autant de symptômes du mal-être mental. Mais ils ne sont pas les seuls : la tristesse, la fatigue, les difficultés à se concentrer ou un profond sentiment de solitude viennent compléter ce tableau noir. Quand la charge mentale et émotionnelle devient trop lourde à porter, c’est tout notre être qui s’effondre : les émotions, la pensée, le corps, le comportement. Si l’on se sent mal, on fonctionne mal, au travail et à la maison. Ce n’est pourtant pas aussi simple à réaliser, à conscientiser et à partager. Pas aussi évident qu’un mal de dos ou une cheville foulée. Alors, parlons-en !

    Une spirale positive

    Quand le bien-être devient capitalPourquoi faudrait-il s’arrêter, souffler, respirer ? Car, la santé mentale est un état indispensable pour se réaliser, surmonter les aléas de la vie, être productif et contribuer à la vie collective. Une condition sine qua non pour réfléchir, ressentir, échanger, travailler et profiter de la vie. Le bien-être influe aussi positivement sur notre santé physique. Il aide à mieux récupérer, renforce notre système immunitaire, stimule notre créativité et consolide notre résilience face aux défis quotidiens. D’abord, sur le plan individuel… Mais des études montrent que l’amélioration du bien-être de chacun conduit invariablement à une meilleure santé moyenne de la population. Sans oublier les bénéfices économiques et de développement pour le pays. En des mots plus brefs ? Le bien-être de chacun est le terreau du succès de tous. 

    Quand le bien-être devient capitalLe bien-être sur « la table »

    Ce que constatent les experts, c’est que — et ce n’est pas surprenant — un niveau élevé de bien-être finit par alléger les coûts des soins de santé et des services sociaux. Autrement dit ? Plus (et mieux) on investit dans le bien-être, plus on fait des économies… in fine. Au niveau des pays, comme des entreprises. Ce n’est pas par hasard si employeurs et gouvernement en font aujourd’hui un cheval de bataille, comme le prouvent, par exemple, les 20 séances de psy maintenant accessibles pour 11 euros. Effort budgétaire vertueux et une petite révolution dans le domaine de la santé mentale. Du côté des employeurs, la sensibilisation et l’action sont désormais une priorité absolue, notamment pour préserver la satisfaction au travail. Dans le peloton de tête, Sodexo, qui a également lancé un programme de bien-être pour les collaborateurs. 

    Briser les tabous

    Pour les employeurs, la sensibilisation est une étape cruciale afin de mettre définitivement le thème à l’ordre du jour. Une manière de développer une meilleure capacité d’observation des signes qui dissimulent un mal-être chez les autres, mais aussi une façon d’apprivoiser son propre bien-être. Désormais, chez Sodexo, une « cartographie » de la santé mentale permet à chaque collaborateur de mieux comprendre et identifier les contours de ce fléau. Une mine d’informations en guise de rempart. Dans le même sens, le questionnaire d’auto-évaluation « Mon bien-être à moi » fournit les clés pour devenir acteur ou actrice de son bonheur au sein de l’entreprise.

    Agir à tous les étages

    2 personnes qui parlentCompte tenu des menaces extérieures et du climat délétère, il devient également impératif de créer un environnement « safe » au cœur de l’entreprise, où chaque employé peut se sentir en sécurité et en confiance. C’est l’autre défi des employeurs… Cela passe, entre autres, par l’ouverture du dialogue, afin que chacun prenne soin de soi et des autres, que les équipes soutiennent leurs membres, et la direction, son personnel. À ce titre, chez Sodexo, chaque manager est encouragé à instaurer un climat serein au sein de son équipe. S’il n’existe pas de recette miracle, cela revient à créer les conditions pour que chaque collaborateur puisse bénéficier d’une écoute attentive, ainsi que d’un espace de parole libérée sur ses états d’âme. 

    Au quotidien, pour soi et les autres

    Le but n’est pas forcément de trouver des solutions à chaque situation individuelle, mais bien de générer une culture rassurante et bienveillante au sein de l’entreprise ; permettre à chacun d’identifier, en amont, les signes d’un mal-être, qu’il s’agisse de lassitude, de stress, d’épuisement, etc. ; et ainsi encourager chaque collaborateur à trouver un soutien informel ou professionnel ; en interne ou à l’extérieur ; par du recul, du repos, de la pleine conscience, du sport, des projets ou défis annexes, etc. Comme un virus, le bien-être se propage rapidement de personne en personne. Une contagion salutaire qui repose sur nos épaules collectives !